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Quelle est votre « Impression » ?

Vous vous êtes surement déjà posé la question de savoir s’il valait mieux imprimer vous même vos photos ou bien les faire tirer par un laboratoire. Je vais essayer de vous aider à prendre la bonne décision sur le choix de l’impression de vos photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

La durée de vie

La première question à se poser, est de savoir pourquoi vous souhaitez imprimer une photo. Pour ma part, j’imprime mes photos pour en conserver une trace dans le temps. La durée de vie du tirage est donc le critère important. Les laboratoires qui font des tirages sur papier argentique affichent des durées de vie d’au moins 50 ans. Le procédé est le même que celui utilisé à l’époque de l’argentique. Bien conservé à l’abris de la lumière et au sec, vous n’aurez ainsi pas trop de problème.

 

 

 

 

 

 

Les impressions  sur papier fineart permettent elles d’atteindre des durées de 100 ans et plus. Ceci est vrai pour les impressions professionnelles avec des encres pigmentaires. Evidemment, votre imprimante jet d’encre de bureau n’a pas d’encre pigmentaire… N’espérez pas conserver vos impressions plus de 10 ans (même beaucoup moins) !

Le coût de l’impression

Difficile de rivaliser avec un laboratoire. Avec des coûts de moins de 2€ pour un tirage 20x30cm sur papier argentique. Les laboratoire fineart affichent eux des impressions aux alentours des 10€.

Qu’en est il des impressions à domicile ?

 Très difficile d’évaluer le coût d’une impression. La première chose à dire est qu’une bonne imprimante à encre pigmentaire coûte au minimum 500€.  C’est un investissement non négligeable mais pas impossible pour un passionné. Evidemment à ce prix, les très grands formats ne pourront être imprimés…  

Avec le coût du papier, la consommation d’encre, le coût à la page doit se situer aux alentours des 3-4€.

La maîtrise technique

Le gros avantage de l’impression à domicile est d’avoir la mains  sur le processus complet d’impression. Format particulier, choix de papiers variés, cette option est surement la plus intéressante techniquement parlant. Les laboratoires  fournissent néanmoins des profils d’impression afin de traiter au mieux les fichiers en vue de l’impression. Le photographe garde donc un certain contrôle. Si les labos classiques (comme photoweb) n’ont pas un choix très important de papier, ceux spécialisés dans les impressions FineArt proposent un large choix ce qui permet là encore de laisser le choix au photographe.

Le choix de la raison

En conclusion, il n’y a pas de meilleur choix. Pour ma part je fais confiance à photoweb pour la plupart de mes tirages. J’ai ainsi,  je pense le meilleur rapport qualité prix.  Evidemment, si j’avais eu un espace suffisant dans mon appartement, le choix du « DIY » m’aurait peut être aussi tenté. J’ai pu enfin faire imprimer quelques photo sur papier Fine Art chez un artisan photographe du coin. Sur certaines photos c’est une option que je garde en tête même si le coût est assez élevé.




Retour d’expérience sur tirages Fine Art

La photographie numérique a permis de faire des photographies très rapidement et d’avoir un résultat de manière immédiate. Néanmoins, elle a un coté pervers puisque la majorité des gens entasse des fichiers (je parle bien de fichier et pas de photographie) sur leur disque dur.
Peut on parler dans ce cas réellement de photographie ?
Ne perd on pas ce qui faisait l’essence même de la photographie ? Le plaisir du contact physique sur le papier…
Il y a quelques années, j’ai acheté les fichiers des photos de mon mariage. Or six ans après, je m’aperçois que ces photos, magnifiques, sont restées au stade du fichier….
J’ai donc décidé de faire imprimer des tirages FineArt de 5 de ces photos. Ce sera un beau cadeau pour ma femme et un jour un héritage pour ma fille…

La première étape consiste à trouver un laboratoire :
Je connaissais Whitewall, Artdeqo et Impression-panoramique qui ont bonne réputation sur la toile.
J’ai vu Vision-360 en Savoie également.
J’ai découvert finalement un labo photo pas loin de chez moi. C’est pratique pour récupérer les tirages et éviter des frais de port.
Je privilégie aussi le contact direct et les circuits courts…
Le laboratoire en question s’appelle l’Atelier du tirage et il est situé à Nangy (74).

Lien : http://atelier-du-tirage.com/

Je vais vous faire part de mon expérience dans le tirage de photographies, et en profiter pour tester ce laboratoire.

De prime abord le site web a l’air assez sommaire par rapport à des laboratoires type Whitewall.
On sent l’artisanat (transfert via FTP, miniatures sur demande, etc) La présentation et les possibilités semblent assez restreintes mais pour moi c’est plutôt un plus.
On voit que le choix des papiers est large par contre.
On a bien affaire à un pro de l’impression et pas à une entreprise commerciale.
Je m’inscrits en quelques clicks.
Là encore pas de mail de confirmation, ni de lien à activer. C’est basique !
Je décide de poser une question via le mail de contact pour savoir si on peut récupérer les tirages sur place.
Dès le lendemain matin, j’ai une réponse. Cela me conforte sur le sérieux….

Le choix des photos
L’étape suivante consiste à choisir les photos à tirer.
(En fonction de la photo, on choisira ensuite le papier adapté)
J’ai donc sélectionné 5 photos parmi toutes les photos faites par le photographe.

Voici les photographies sélectionnées :

Sans titre

Le choix du format et du papier

Toutes les photos seront tirées en 20×30. C’est un format assez grand et le fait d’avoir les même dimensions permet de faciliter le rangement…

Pour le choix du papier après des recherches sur internet j’ai selectionné 3 types de papier (2 pour les photos couleur et 1 pour les photos N/B) :

Hahnemühle Photo rag 308 g/m²

Un très beau papier mat lisse, avec un léger ton chaud. il convient aussi bien pour les photos couleurs que pour les photos N&B. Sa base coton lui confère une bonne main. Il convient très bien pour l’archivage des photos gràce à sa réserve alcaline.

Hahnemühle Photo Rag Bright White 310 g/m²

C’est la même base que le photo rag, mais avec un ton plus blanc, les sujets très contrastés ressortent très bien. Un très beau papier mat lisse. il convient aussi bien pour les photos couleurs que pour les photos N&B. Sa base coton lui confère une bonne main. Il convient rrès bien pour l’archivage des photos gràce à sa réserve alcaline.

Hahnemühle Fineart Baryta 325 g/m²

FineArt Baryta est un papier qui repousse encore plus loin les standards en termes d’intensité de couleurs, de valeurs tonales et de définition et emporte l’adhésion en particulier pour les impressions en noir & blanc avec un indice de densité extrêmement élevé et les plus délicates nuances de gris. L’emploi de sulfate de baryum dans l’enduction procure un brillant réfléchissant caractéristique qui fait de ce papier une véritable alternative au papier baryté traditionnellement utilisé pour les tirages argentiques.

Préparation des fichiers

Pour ces premiers tirages j’ai envoyé les fichiers tels quels. Ils ont été déjà travaillés par un photographe professionnel. Je ne pense pas qu’il  était nécessaire de retoucher les photos.

Dans un prochain article je m’attacherais à détailler plus en détail le processus de préparation d’une photo (calibration, etc).

Commande des tirages

Une fois les fichiers uploadés, on choisi en quelques clics le format , le type de papier et la finition choisie. C’est parti pour ma première commande… 50€ c’est un budget. J’espère donc que je ne serait pas déçu…

Résultat et verdict

Une dizaine de jours et je reçois un mail m’avertissant que ma commande est prête. Plus que quelques minutes et je verrais le résultat. Je suis assez surpris en allant récupérer les photos. En guise de laboratoire, un garage avec deux grosses imprimantes Epson.

_MG_1462 (Copier)

_MG_1460 (Copier)

Concernant les photos, le résultat est lui aussi surprenant. On n’est pas sur un papier photo habituel. On est plus là sur une « oeuvre d’art ». Le papier avec sa texture donne vie à la photo qui se matérialise enfin. Au final je ne regrette pas d’avoir fait ces tirages même si évidemment le prix fait que je ne  ferai que rarement des tirages « fine art ».  On revient là à un autre aspect de la photo argentique qui par son prix limitait les tirages et obligeait à une forme d’excellence.