Adoptez la slow photography !

Vers la fin de la photographie

Je suis tombé sur un article de presse dans lequel Sebastiao Salgado, célèbre photographe brésilien prédisait la fin de la photographie :

« La photo, c’est bientôt fini, parce que ce qu’on voit sur les portables, ce n’est pas de la photo. La photographie doit se matérialiser, il faut l’imprimer, la voir, la toucher, comme avant quand les parents faisaient les albums de photos de leurs enfants », argumente Salgado, dont le nom signifie « salé », en portugais.

« Nous sommes entrés dans un processus d’élimination de la photographie. Aujourd’hui, nous avons des images, pas de photos », insiste cet autodidacte qui a fait des études d’économie avant de se lancer dans la carrière artistique.

A l’heure du numérique, des réseaux sociaux et des banques d’images, jamais nous n’avons été abreuvés d’autant d’images.  Les propos du photographe brésilien pourrait donc sembler paradoxales. Pourtant, comme le dit Salgado, il ne faut pas confondre images et photographies. Une photographie, c’est bien plus qu’une image. 

Changer d’approche

J’ai longtemps été frustré de ma pratique de la photo. Entasser des tas de fichier sur son ordinateur, les partager sur flickr ou 500px en espérant que certains commenteront telle ou telle image…

J’ai décidé de repenser totalement mon approche de la photographie. L’idée est donc de développer beaucoup plus systématiquement ses photos. C’est revenir en quelque sorte un peu à l’heure de l’argentique ou le tirage en chambre noire était un peu le juge suprême de son travail. Le prix des pellicules obligeaient aussi à faire attention à ses prises de vue.

Les règles de base de la « slow photography »

J’ai donc établi  un certain nombre de règles que je m’efforce de suivre :

Règle N°1 : Chaque photographie doit s’insérer dans une série (plus ou moins longue) pour donner un sens à son  travail. Je crois que c’est là la base pour vraiment s’épanouir dans la pratique de la photographie.

Règle N°2 : Lors de la prise de vue, limiter autant que possible le nombre des clichés en réfléchissant plus sur le résultat souhaité et comment on cherche à l’obtenir. Réfléchir un peu plus à la prise de vue ne pourra que faire progresser. Evidemment, il ne s’agit pas de se passer d’un des grands avantages de la photo numérique. Celui de pouvoir faire une infinité de cliché. L’un des principes de la slow photography est de prendre le temps de s’imprégner de l’ambiance de lieu, d’attendre les conditions propice pour faire LA photo.

Règle N°3 : Choisir les photos qu’on souhaite conserver et les traiter en vu d’un tirage sur papier. On essayera de faire attention au calibrage de l’écran et à la prise en compte des profils d’impression. Là encore, l’attention donné à son travail ne pourra que valoriser le résultat et vous valoriser votre approche de la photo.

Règle N°4 : Donner vie à ses photos. Tirage classique, fineart, livre photo… Peu importe le support. L’important, c’est de matérialiser l’image, bref de la transformer en photographie.

Conclusion

Voici résumé ma vision de la photographie. J’espère vous avoir convaincu de changer votre approche et d’adopter également la « slow photography ».

 

 

 

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